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Laos
by GS
2016-03-02
Laos Préfecture de Vientiane Vientiane
Other
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My Adventure Story

Dimanche 13 : le temps ne me fait pas hésite, ce sera retour au Vietnam par la frontière la plus proche, Nam Phao. Ayant tiré trop de liquide en prévision d'un séjour plus long, je me retrouve à changer des KIP contre des Dôngs Vietnamiens. C'était à prendre ou à laisser... La commission atteint donc 10% ! 

'Je quitte le Laos avec un sentiment même pas mitigé : j'aurais du m'informer plus, notamment la conversion distance/temps. Il n'est pas sûr q'une cylindrée supérieure aurait changé beaucoup la donne, l'état des routes étant imprévisible. La carte de l'application Maps.Me pour le Laos est encore plus indigente que celle du Vietnam ! Imaginez la France avec l'intégralité de ses départementales non goudronnées : comment différencier le chemin de desserte d'un village isolé d'une authentique liaison entre petites villes. Ma conclusion : pour des pays pauvres, explorer nécessite un guide à moins de simplement le traverser par les axes principaux. C'est d'ailleurs cette impression qui domine chez moi !

Samedi 12 : je suis tombé la veille au soir dans les restaurant-guesthouse pour routards en scooter. Visiblement, on se passe le mot pour faire une boucle de 3 jours.. Il y a là des allemands, des israéliens, une anglaise, une néo-zelandaise... La Terre entière, presque ! Nous récupérons même un français à l'entrée de la grotte de Konglor (voir photos). Ensuite, ils poursuivront leur boucle et moi, mon chemin. Le temps est maussade (sans jeu de mots sur Israël, hein ?) je dors à la croisée des chemins. Demain, je déciderai si franchis la frontière maintenant (35 km) ou si je persévère au Laos...

Vendredi 11 : Cette jeune fonctionnaire territoriale m'attend à 7:00 avec un 4x4 de fonction ! Elle m'emmène devant le meilleur réparateur conseillé par son cousin puis me dépose à l'atelier qui a hébergé ma moto pour la nuit. Pas fâché de me voir partir avec mon problème, il ne me demande pas d'argent, ce dont je le remercie. Lui aussi a une suggestion de garage à me faire, ou plutôt à mon accompagnatrice-traductrice : c'est plus proche, j'aurai moins à pousser ! Un quart d'heure plus tard, j'ai trouvé Mister Ortt. Il ne parle pas plus anglais, mais lui, comparativement, procéde méthodiquement... Il remet la batterie en charge, regarde le niveau d'huile (très bas), etc... Je le laisse à sa concentration et 4 heures plus tard, il me restitue une moto qui marche ! Je vais pouvoir reprendre la route, rassuré quand j'aurai dépassé le point où j'étais parvenu la veille !

Jeudi 10 : journée "sans" : je n'ai pas fait 10 km sur une piste que les problèmes commencent : le réparateur de Vientiane était tout fier de son intervention sur le régulateur de tension, mais de nouveau, plus de batterie ! J'ai pris l'habitude du kick (la compression sur une 125, c'est supportable...), je vais faire "sans". Mais 50 km plus tard, deuxième alerte : la moto se met brusquement à "ratatouiller". Des mécanos, on en trouve dans chaque village, 3 km plus loin, le gars "comprend" mon problème, le "résoud" après avoir touché à beaucoup de Choses, et me voilà reparti ! Pour 5 km... Retour chez le gars, il fait plus de 38 degrés. avec des gestes, je comprends que ça dépasse ses compétences. Alors, je fais quoi ? Je saisis qu'à 7 km, quelqu'un d'autre... Pas le choix, je roule cahin-caha en scrutant mon compteur. J´explique au confrère, ce qui a déjà été tenté, tant je redoute les démontages successifs, source de nouveaux désordres. Vite plié : le gars a renoncé en 20 minutes ! Solution : retourner à Paksane. Rapide calcul : en roulant "plafonné" à 25 km/h, j'y serai avant la nuit... Super programme ! Interrompu au bout de 3 km... La moto demande grâce ! Dès lors, l'autostop, en espérant un pick-up... Un toutes les deux minutes, c'est peu ! Ce sera finalement un minibus bâché qui s'arrête. Une fois les sacs de riz et autres marchandises rangés, la moto est chargée.  50 km plus tard, il faut négocier ferme avec le chauffeur, afin qu'il ne m'abandonne pas sans m'avoir trouvé un réparateur. Le premier refuse, et le chauffeur s'impatiente ; va pour le deuxième, pas loin de l'hôtel que je connais. 3ème "professionnel" consulté, encore plus inquiet que les deux précédents. Je le lis dans ses yeux. Ne cherche pas à démarrer l'engin, mais commence à tâtonner tous azimuts ! Sauvé du naufrage technique par la pénombre, nous convenons de laisser la moto dans l'atelier jusqu'au lendemain. C'est le moral dans les chaussettes que je pars sac au dos vers l'hôtel. Et C'est à cet instant qu'une jeune femme en scooter m'aborde :"Can I help you ?"  "Yes, you can !"  C'est ainsi que rendez-vous est parti pour. 7:00 le lendemain matin devant mon Hotel, elle se chargeant de dénicher le bon réparateur.... Merci Bey !

Mardi 8- Mercreci 9 : la route pour Vientiane est défoncée par les camions, pour un axe majeur entre les 2 grandes villes du pays, c'est peut-être à ça que se reconnaissent les pays pauvres... Vientiane, prise de contact avec un français installé de longue date, organisateur de tours Moto au Laos. Quelques conseils glanés pour jauger ce que je peux visiter au centre du Laos, car je dois exclure de visiter le sud, faute de temps (! C'est un peu fort, j'en conviens, mais c'est ainsi, dans 10 jours, je dois retrouver Chérie à Hanoï). Vague de chaleur, pendant 3 jours, le thermomètre atteint ici les 39-40...

Après une révision, le matin du 9, je file vers le centre du pays, en longeant le Mékong, avec la Thaïlande sur l'autre rive. Nuit à Paksane, où j'ai la surprise de rencontrer un camping-car... immatriculé en Haute-Loire ! Un jeune couple avec deux jeunes enfants, partis depuis 18 mois. Même pas peur, ils sont franchis trois grands cols à 5000 mètres en Inde avec ce van, dans la région du Ladhak, qu'ils qualifient de meilleur souvenir de leur périple.  il est des bières partagées qui ont plus de saveur que d'autres... Qu'ils en soient remerciés. La vue sur le Mékong était superbe.   

Lundi 7 : je quitte Luang Prabang Pour rallier la Capitale, Vientiane... Les bus, qui roulent comme des marteaux, mettent 7 heures ! Pas mon intention : la route 13 devient franchement jolie, en dépit de cette agaçante "luminosité" qui interdit bien des photos. Étape à Vang Vieng, encore une localité défigurée par le Tourisme. Ça en devient caricatural : la route principale regorge d'hôtels et de guesthouses, de restaurants et de bars débitant de la musique mainstream à longueur de soirée. Le clan des coréens ici, celui des anglophones là... Pas envie de m'attarder dans cette ville. 

Samedi 5- Dimanche 6 : Route et arrêt à Luang Prabang, l'ancienne capitale du pays. Quelques coins charmants autour de la presqu'île, pléthore d'hôtels et de guesthouses de tout standing. marché de nuit, comme d'habitude, serait-on tenté de dire, tant cette pratique est répandue. Visite d'une cascade à 30 km de là, dans un parc bien agencé, avec panneaux pédagogiques sur les arbres, la Flore, la Faune... Une dizaine d'ours de la même espèce sont visibles dans un parc grillagé, ainsi que des panneaux rappelant que les vertus médicinales que les Chinois attribuent à la bile d'ours sont un leurre, et que ces animaux en captivité sont soutirés jusqu'à l'épuisement et à la mort. 

 Jeudi 3- vendredi 4 : 2 jours à rouler dans les mêmes conditions : un village en moyenne tous les 3 km, des enfants timides mais souvent souriants égayent notre route sinueuse et en état plus que déplorable. 35 km/h, en partant entre 11h et midi, nous n'avons jamais atteint les 200 km, quand bien même nous roulions jusqu'à la nuit noire, faute d'hébergement ! Cette partie du Laos est dépourvue d'hôtels et même de restaurants de rue. Il faut cibler des petits bourgs, peu faciles à déceler sur la carte... Quand même, vendredi soir, changement de décor, des occidentaux, en nombre, nous indiquent que notre "isolement" prend fin....

Mercredi 2 : en route pour la frontière laotienne, le seul point de passage assuré -par mon vendeur de moto- où de tout le Vietnam. À 50 km du poste frontière, 3 motards stationnent sur la route. Je m'arrête, comprends qu'on parle français ! Deux bretons qui arrivent au Vietnam, et un québécois qui s'informe pour passer au Laos. Voilà comment je ferai route pendant 4 jours avec Jean-François, jeune juriste en disponibilité pour deux mois (il travaille en Asie). 

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